Aujourd’hui, j’ai photographié la vie.

Si je vous assure, elle était là devant moi. Oui, bon, d’accord, ce n’est pas tout à fait vrai mais enfin, que veut-on à la fin. Vivre une aventure ou la réaliser. Gravir un sommet ou essayer. Avoir un rêve ou de le dépasser. La vie nous offre tant de facettes, tant d’expériences qu’il nous faut faire des choix, inexorablement. Nous ne pouvons tout faire, tout avoir, tout réaliser.

Il y une chose que nous pouvons faire, c’est tout espérer, tout imaginer. L’imagination a cela de merveilleux qu’elle peut tromper l’esprit. En imaginant, notre cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est vrai et ce qui est faux. Il prend l’expérience et en fait une expérience propre, un moment d’éternité stocké dans sa mémoire.

Alors aujourd’hui, qui peut me dire ce qui s’est véritablement passé. Et d’ailleurs, est-ce vraiment si important ? J’ai cherché longtemps comment vous écrire et que vous dire. On m’a dit, mais à qui vas-tu écrire ? Qui aimerais-tu toucher ? De bonnes questions pour de mauvaises réponses. Je suis là, assis, j’écoute Ludovico Einaudi et je pense, doucement, tranquillement à ces mauvaises réponses.

Comment pourrais-je avoir la prétention d’imaginer écrire pour quelqu’un en particulier. De vouloir atteindre telle ou telle personne ? Assis là, je m’arrête un instant, me laisse aller à écouter le piano. Je quitte un instant cette réalité pour imaginer la musique, pour m’en imprégner. Comment aurait-il pu savoir que j’aimerais ce morceau ? S’est-il imaginer un homme grand, fort, intelligent… ok, donc moi plutôt, simple, commun, sans grand intérêt mais unique. Un homme comme moi qui aime une musique comme celle-là. Pourquoi pas ou plutôt, pourquoi ? Je l’imagine écrire, fredonner, essayer, effacer et recommencer. Il se livre, fait battre son cœur, le traduit en notes et invente. Il s’efface, rédige, peaufine et nous offre le cadeau d’une émotion. Libre à nous de l’accepter, de la ressentir ou de la laisser s’envoler pour que d’autres l’attrapent.

Alors aujourd’hui, ma réponse est assez simple. J’écris ce que je ressens, pour moi, sans arrière-pensée, sans imaginer qui ces mots vont atteindre. Je les écris parce que j’en ai envie et vous les offre si vous en avez envie. Sinon, laisser les passer pour d’autres. Ils sont là, offerts, ils voguent vers ceux qui les aimeront, qui en auront besoin sans vraiment connaître leur destination. Je les écris pour moi, je transmets une émotion et vous l’offre, simplement.

Ce soir, j’ai enfin trouvé comment décrire mes écrits. Alors oui, j’ai photographié la vie. Ou plutôt, j’ai débuté cette aventure sans lendemain. J’arpente ce chemin en imaginant sa fin, sachant que le simple fait de l’imaginer la transforme. Cette fin est finalement irréelle. Elle n’est là que pour créer le chemin. Le chemin, une fois créé, transforme à jamais la fin. Je décide de faire un pas, un seul et puis j’en ferai un deuxième.

Je débute ainsi un blog dans lequel j’écrirai. Ne me demandez pas ce qu’il s’y trouvera. Des émotions, des expériences, j’en suis presque certains. Plus, je n’en sais rien.

Lisez-le, partagez-le, oubliez-le, écrivez, commentez, échangez. Mais surtout, vivez. Croyez-en mon expérience, la vie est toujours surprenante, magnifique ou cruelle, subtile ou brusque. Elle vous offre et vous reprend, vous titille et vous attriste. Elle vous enseigne et vous apprend. Mais elle ne vous quitte pas, toujours à vos côtés pour partager un sourire ou une larme. Finalement, elle est là, pour vous, à jamais.

Ceci est le premier texte, le premier pas, soyez indulgent ou intransigeant, curieux ou pressé, perdez une minute ou gagnez du temps. Je vous offre cette émotion sans attente. Je l’ai écrite moi, à vous de la faire vôtre.

Aujourd’hui, j’ai photographié la vie.