Hier, j’ai parlé à Alice. Elle était d’humeur joyeuse, une fois de plus.

La veille, elle a regardé un film qui lui a beaucoup plus. Elle me raconte….

Encore toute emballée, elle m’explique qu’elle a regardé The Greatest Showman, un film sur la vie du célèbre P. T. Barnum, l’inventeur du cirque. Non pas celui que les enfants font le soir au moment de dormir, mais bien celui qui propose des numéros d’artiste pour le plaisir du public.

Ce film lui a parlé non seulement parce qu’il est réussi mais également parce que l’histoire est très divertissante, la vie de P. T. Barnum étant rocambolesque et pleine de magie. Aux épisodes de réussites, succèdent des moments de doutes et d’échecs, dans un rythme entraînant. Une chose a intriguée Alice. De son rêve initial, Barnum dévie petit à petit pour rentrer dans le moule de la société dans laquelle il vit et, même plus encore, pour être reconnu par ladite société. Par de petits changements, il s’éloigne inexorablement de son rêve pour finalement aboutir dans un endroit qu’il lui est totalement étranger. Il lui faut un événement dramatique pour qu’il se rende compte de cette digression. A ce moment, il lui reste deux choix, faire le deuil de son rêve initial et poursuivre cette nouvelle route ou revenir de manière définitive à sa vision originelle en oubliant ce désir de plaire, en se concentrant sur la volonté de vivre sa propre vie. Je ne vous dirai pas ce qu’il a choisi afin de vous laisser la possibilité de voir ce film sans en connaître la fin. Elle n’est pas nécessaire à mon propos.

La vie ne propose-t-elle pas le même choix à chacun d’entre nous?

Si nous avons la chance de connaître notre rêve, n’avons-nous pas toutes les tentations pour s’en éloigner? Il est bien souvent plus facile de le remettre à plus tard, à jamais?, que de lui faire face et de tenter de le réaliser. A l’image du scénario, la vie nous rappelle en général à l’ordre par des événements déplaisants afin de nous faire prendre conscience que nous empruntons un chemin différent. Il s’agit de nous faire prendre conscience que nous prenons un chemin différent, pas mauvais, pas erroné, simplement différent à nos aspirations profondes. Libre à nous ensuite d’en assumer le choix. Si nous décidons de poursuivre ce chemin, il faut en prendre conscience de le vivre. Si nous décidons de revenir à nos aspirations premières, il faut le décider consciemment. Je pense que la mission de la vie se limite à ça, nous faire prendre conscience.

Par contre, notre rôle majeur est de se questionner.

Si nous avons dévié de notre chemin originel, nous l’avons fait bien souvent sans en prendre conscience. Dès le moment où nous en prenons conscience, se cacher derrière des excuses devient notre erreur.

Les chemins de vie sont parfois bien tortueux, bien obscurs et incertains, les cheminer en pleine conscience apporte ce surcroît de joie et de confiance, ce sentiment de contrôle dans l’incertitude.

La chemin de vie de P.T. Barnum se résume dans une de ses citations:

“The noblest art is that of making others happy.”

 

Je ne suis pas loin de penser qu’il a raison, et quand je dis pas loin, je veux dire très proche.